Vous hésitez à partir avec ECOSEN ? N’hésitez plus, foncez ! Vous ne serez pas deçus ! Grâce à eux, vous découvrirez le Sénégal autrement : vous apprendrez à parler Wolof, vous vous déplacerez en pirogue; taxi brousse; charrette, vous vous rendrez dans la pouponnière, dans un village de brousse mais aussi au lac rose, à Joal Fadiouth, le guide sera toujours à vos côtés...
Dépaysement assuré ! Véritable découverte et imprégnation de la culture sénégalaise ! ECOSEN, dieuredieuf !
On ne vous oublie pas ! Cécile et Lionel
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Oscar et Lorena, un couple de jeunes espagnols, ont séjourné à l’Auberge Félicité du 19 juillet au 14 août 2009. A la veille de leur retour chez eux, ils acceptent de répondre à nos questions et de nous livrer leurs impressions sur leur voyage avec Ecosen. E. D. : Comment avez-vous découvert notre association ? Oscar et Lorena : Par l’intermédiaire de Patricia, une amie, qui est aussi une connaissance de Julien, le coordinateur d’Ecosen. E. D. : Qu’est-ce qui a motivé votre choix de voyager en Afrique ? O. et L. : C’est la première fois que nous venons en Afrique de l’Ouest. Nous souhaitions faire l’expérience de travailler dans un pays en voie de développement, et qui soit francophone, pour nous permettre de pratiquer et perfectionner notre français. E. D. : Pour quelle formule de voyage avez-vous opté ? O. et L. : Nous avons passé 26 jours à travailler à l’infirmerie située à la pouponnière de Vivre Ensemble (N.b. : une ONG installée à Mbour avec laquelle ECOSEN développe un partenariat pour ses voyageurs). Le domaine pédiatrique était nouveau pour nous. Même si la première semaine nous avons eu un peu de mal à trouver notre place, nous sommes parvenus à apporter une aide aux infirmiers dans leur tâche. E. D. : Que pensez-vous de l’organisation de l’accueil des voyageurs et des activités proposées au programme du séjour ? O. et L. : Nous avons beaucoup apprécié les visites proposées, et nous nous sommes bien imprégnés de la philosophie et des actions de l’association. Ici dans la famille, nous nous sommes sentis comme chez nous, adoptés. E. D. : Quel est le sentiment le plus fort que ce voyage vous a inspiré? O. et L. : C’est une question difficile, car nous éprouvons beaucoup de choses profondes. La gentillesse et la proximité des gens que nous avons rencontrés nous ont particulièrement touchés. Le choc des cultures est très fort et cette expérience de la différence nous a marqués. E. D. : Comment vous sentez-vous à la veille de votre départ ? O. et L. : Lorsque nous avons dû quitter les enfants à la pouponnière lors de notre dernier jour de travail, nous avons ressenti de la tristesse. Mais nous sommes aussi contents de rentrer et reprendre notre vie de tous les jours après cette expérience ; nous ressentons tout de même de la fatigue après cette expérience! E. D. : A votre retour chez vous, allez-vous parler de votre voyage à vos proches et amis et leur conseiller une expérience similaire ? O. et L. : Bien sûr, et nous leur conseillerons, comme nous, de trouver un travail plutôt que de passer de simples vacances, pour mieux s’imprégner de la culture locale. E. D. : Allez-vous revenir en Afrique ? O. et L. : Nous avons envie de revenir au Sénégal, et aussi de découvrir maintenant un pays d’Afrique de l’Est, car nous savons que cela sera très différent. E. D. : Souhaitez-vous continuer à soutenir Ecosen et ses différents projets ? O. et L. : Nous avons proposé notre aide pour réaliser les traductions en espagnol du nouveau site internet de l’association et comptons bien apporter ce que nous pourrons. Propos recueillis par Sophie Bour.
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ECOSEN DJaM : Peux-tu te présenter ? Yadwane Ngom : Je m’appelle Yadewane Ngom et je suis né le 4 août 1952. E. D. : Depuis quand fais-tu parti du GIE ? Y. N. : Avec le commissaire aux comptes, nous faisons parti du NQEL JAB depuis 2002. E. D. : Quel est ton rôle ? A-t-il toujours été le même ? Y. N. : Je suis Trésorier Général depuis 2002 : j’ai été nommé car j’avais déjà eu des expériences de trésorier par le passé. E. D. : En quoi consiste-t-il ? Y. N. : Je suis responsable de la gestion de l’argent et des relations avec la banque. E. D. : Comment sont gérés les comptes du GIE ? Y. N. : Nous faisons des réunions groupe par groupe pour savoir comment prêter l’argent. Le groupe décide à quels membres doit être prêté l’argent. Certains groupes commencent à pouvoir faire leurs emprunts eux-mêmes car ils ont atteint un certain montant d’épargne. Il y en a 5 exactement: E. D. : Quelles sont les principales difficultés que tu rencontres au quotidien ? Les déplacements sont très difficiles car certains groupes sont à 2 ou 4 kilomètres et quand je leur rends visite, je dois y passer la nuit. E. D. : Quelles sont les principaux changements que tu as pu remarquer depuis la création du GIE ? Y. N. : Il y a eu beaucoup de changements. La collaboration de Julien nous a beaucoup soutenus : sans lui, le groupe ne pourrait pas avoir ce niveau. Il a apporté des classeurs qui sont des outils de gestion pour chaque groupe : ils nous permettent de voir chaque mois où le groupe en est et également d’avoir une transparence sur nos activités. E. D. : Trouves-tu cette évolution positive ? Y. N. : Le GIE NQEL JAB a pris une bonne orientation. E. D. : Que penses-tu d’ECOSEN et de son partenariat avec le GIE NQEL JAB ? Trouves-tu que la venue de voyageurs au village est favorable pour le développement du village ? Y. N. : Depuis que nous avons commencé à travailler avec ECOSEN, l’organisation de nos groupes s’est améliorée. E. D. : Que souhaites-tu pour le futur du GIE NQEL JAB et d’ECOSEN? Nous souhaitons travailler main dans la main et aller le plus loin possible. ECOSEN est notre partenaire privilégié et nous souhaitons que cela dure. Nous ne cherchons pas d’autres partenaires, celui-ci marche très bien. Propos Recueillis par Natacha Bordier.
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Après plusieurs mois de sécheresse, les pluies tant attendues sont revenues. Poussés par le vent, de lourds nuages ont assombri le ciel, les feuilles séchées ont été emportées. Le tonnerre a grondé. La pluie a martelé le sol pendant plus de deux heures. Maintenant, tout reverdit dans la nature. L’eau est remontée dans les puits. Finies les corvées à la source lointaine ! la rivière , qui n’était plus qu’un mince filet d’eau, déborde maintenant. Les arbres s’égouttent, mais la route disparaît encore sous l’eau. Un petit coin du ciel apparaît timidement. Nous nous amusons à sauter à pieds joints dans l’eau boueuse qui recouvre la route. Nous nous éclaboussons et nous sommes couverts de taches rouges. Vivement la pluie ! Jean-Marie – 16 ans Jean-Marie Sène est le fils de Birame Sène, coordinateur du GIE ECOSEN au Sénégal et de Félicité Dione, la gérante de notre auberge partenaire. Jean-Marie a participé à un concours, réalisé par d’anciens voyageurs canadiens d’ECOSEN. Son oeuvre a été publiée avec les textes d’autres enfants, comme sa soeur Delphine, dans un livre intitulé « Mots de Terre ».
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ECOSEN DJaM : Peux-tu te présenter ? Yvette Dione : Je m’appelle Yvette Dione et j’ai 36 ans. Je suis la sœur de Félicité, la gérante de l’auberge partenaire d’ECOSEN. E. D. : Où travailles-tu actuellement ? Y. D. : Je travaille à Saly dans l’hôtellerie. E. D. : Quelle formation as-tu suivie ? Y. D. : J’ai fait une formation informatique et, actuellement, je fais une formation en comptabilité que je vais finir cette année. E. D. : L’association ECOSEN t’a proposé de devenir comptable du GIE ECOSEN, qu’en penses-tu ? Y. D. : Je veux bien. C’est une bonne chose pour moi. Merci de m’avoir choisie. E. D. : Qu’attends-tu de cette mission (appréhensions, ambitions,…) ? Y. D. : J’espère qu’ECOSEN pourra augmenter son activité pour que je devienne comptable à plein temps et arrêter mon travail à Saly. C’est vraiment mon rêve et c’est quelque chose qui peut se réaliser. E. D. : Depuis le début de l’aventure ECOSEN, tu suis de près son évolution…Que penses-tu de celle-ci ? Y. D. : Ca continue, ça a progressé, la structure commence à être plus organisée, on commence à avoir plus de voyageurs. E. D. : Qu’est-ce qu’ECOSEN et son approche différente du voyage apporte aux membres et à la famille ECOSEN Sénégal ? Y. D. : Cela nous apporte du travail, de la connaissance. Les voyageurs sont différents : ils s’intéressent à notre culture. C’est un vrai échange et une aide pour les enfants aussi. E. D. : Que pourrais-tu souhaiter pour le futur d’ECOSEN ? Y. D. : Une bonne continuation et une augmentation du nombre de voyageurs pour offrir nos services plus réguliers et profiter plus souvent des échanges entre cultures. E. D. : Aimerais-tu ajouter quelque chose ? Y. D. : Merci à ECOSEN et aux voyageurs. A bientôt ! Propos Recueillis par Natacha Bordier.
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Yvette, Elsa et Christophe sont venus rendre visite à ECOSEN Sénégal au mois d’Avril dernier... ![]() « L’amitié et l’estime des différents membres d’ECOSEN est vraiment palpable et cela donne une forme bien différente à notre voyage que si nous l’avions entrepris seuls… On repart vraiment riche d’une rencontre de l’autre, dans toute sa différence, son histoire, son quotidien Milles merci de mettre à notre disposition une telle forme de voyage, on continuera à suivre vos activités de loin ! » Elsa Fasolo Dos Santos
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Delphine Sène est la fille de Birame Sène, coordinateur du GIE ECOSEN au Sénégal et de Félicité Dione, la gérante de notre auberge partenaire. Delphine a participé à un concours, réalisé par d’anciens voyageurs canadiens d’ECOSEN. Elle a écrit un texte sur le Lac Rose, ou Lac Retba. Son oeuvre a été publiée avec les textes d’autres enfants, comme son frère Jean-Marie, dans un livre intitulé « Mots de Terre ». Lauréate du concours, elle est partie une journée au Lac Rose pour faire une interview avec la télévision canadienne, et, raconter cette merveille de la nature. N.B : les journalistes canadiens travaillent pour la branche télévisée de Radio-Canada, du groupe Canadian Broadcasting Corporation ![]() ECOSEN DJaM : Comment as-tu rencontré l’équipe de Mots de Terre ? Delphine Sène : A l’auberge. C’était des voyageurs ECOSEN. E. D. : Comment as-tu été au courant du concours qu’ils ont organisé ? D. S. : Ils m’ont parlé de ce concours quand ils étaient à l’auberge. Le concours s’appelait « Ecrire un texte sur la nature » et nous pouvions parler de la nature en général. ![]() E. D. : Quelle réaction as-tu eu quand tu as su que tu étais lauréate du concours? D. S. : Surprise, car j’avais écrit le texte un an auparavant, et, contente. J’étais fière. E. D. : Quelle récompense as-tu eu ? D. S. : Tous les enfants qui ont écrit un texte sur la nature publié ont reçu un livre. Pour ceux (n.b : une autre fille de Dakar avait gagné) qui avaient gagné le concours, nous avons été au Lac Rose et des journalistes du Canada nous ont interviewées. E. D. : Comment cette journée s’est passée ? D. S. : Elle s’est bien passée. Après l’interview de la première fille, je suis partie avec l’équipe de journalistes vers le Lac Rose. Là, ils m’ont demandé pourquoi le Lac était rose, si le travail du sel était dur, comment faire pour protéger la nature… Je leur ai répondu qu’il fallait arrêter de faire des feux de brousse et je leur ai également dit que le lac était en danger. E. D. : Qu’en as-tu pensé ? D. S. : C’était merveilleux et intéressant parce que j’ignorais également que la cueillette du sel était un travail dur et difficile. Mais, c’était aussi une journée joyeuse où j’ai pu rencontrer des journalistes du Canada qui étaient sympa. C’est bien aussi car on va être publié. E. D. : Que retiens-tu de toute cette aventure ? D. S. : Ce jour là, j’ai su que les cueilleurs de sel travaillent durement et ne gagnent pas beaucoup d’argent, et, ça m’a fait mal. Sur un autre côté, c’était joyeux et j’étais fière de cette journée. ![]() D. S. : Oui, ca me ferait plaisir. E. D. : Que penses-tu d’ECOSEN ? Que penses tu que cela apporte à toi et ta famille ? D. S. : C’est bon car on a toujours rencontré de bons voyageurs qui sont gentils. Cela fait du travail à mes parents et on rencontre des gens différents. Cela nous apporte aussi des connaissances, par exemple, mes parents savent se servir d’un ordinateur maintenant grâce à ECOSEN. C’est aussi grâce aux voyageurs que nous avons eu un ordinateur. C’est agréable. Ca change le quotidien. Les voyageurs s’intéressent à nous et, en plus, on peut parler français. E. D. : Aimerais-tu ajouter quelque chose ? D. S. : Merci à ECOSEN et aux anciens voyageurs…aux futurs voyageurs, venez profiter d’un séjour à l’auberge Félicité !
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ECOSEN DjaM : Bonjour ! A travers la rencontre d’acteurs du secteur, et notamment Sud-Américain, mon intérêt s’est développé, et mon envie de découvrir l’Afrique par une voie alternative aux grands hôtels ou aux grandes entreprises, m’a naturellement aiguillé vers le tourisme solidaire et durable. De plus j’adore voyager et j’avais vraiment envie de découvrir un autre monde grâce à une expérience me permettant de ne pas avoir d’impact négatif sur la nature mais aussi d’apporter quelque chose de positif pour les Hommes. ![]() E. D. : Quelles sont les particularités que tu retiens de ton séjour au Sénégal ? C’est vrai que le Sénégal c’est plutôt relax et les mots « Graoul »* et « Amoul problem »* reviennent souvent. (Rires...) (*« C’est pas grave », « Pas de problème »). E. D. : Quelle est ta mission au sein d’ECOSEN ? E.D. : Quelle as été ta motivation lorsque tu as décidé de rejoindre l’aventure ECOSEN ? ![]() E. D. : Quelles sont pour toi les prochaines étapes que doit atteindre ECOSEN pour que ce projet soit une réussite ? Et enfin l’idéal c’est qu’ECOSEN soit une réelle opportunité pour les membres ECOSEN Sénégal de devenir autonomes et de réussir pleinement leurs projets. ECOSEN c’est aussi une structure complètement opérationnelle et performante, qui conserve une taille humaine et qui permet une confiance et un réel partage entre tous. L’idéal serait que la structure d’accueil des voyageurs conserve sa taille, car il semble que ce soit la plus adaptée à ce genre de voyage. Enfin ce concept peut aussi être développé avec d’autres structures d’accueil en Casamance, dans la vallée du Sénégal, etc... Les membres d’ECOSEN Sénégal déjà formés pourront alors assurer la formation des futures ressources... Inch’Allah !
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ECOSEN DJaM : Peux-tu te présenter ?
![]() E. D. : Qu’est ce que vous a apporté le partenariat avec ECOSEN ? Quels sont les avantages ? ![]() Grâce à la venue de ces personnes, les enfants ont eu un ordinateur ; Delphine a une marraine qui l’aide beaucoup et qui a dit qu’elle lui paierait ces études. Si on était à l’écart de cela, les voyageurs ne pourraient pas voir ce que l’on vit et faire ces actions là. E. D. : Qu’est ce que cela apporte aux membres ECOSEN et à ta famille ? F. D. : ECOSEN fait travailler l’Auberge et aussi ma soeur, qui vient d’être prise comme comptable du GIE ECOSEN. Nous avons également eu une formation informatique. Cela apporte aussi une éducation aux enfants. E. D. : Qu’attends-tu du partenariat entre ECOSEN et ton auberge ? F. D. : Un partenariat durable et rentable. Ce n’est que le début. En plus, si l’auberge marche comme il se doit, je pourrais arrêter mon travail et me consacrer à plein temps à mon rôle de gérante de l’Auberge Félicité. ![]() E. D. : Que souhaites-tu à nos deux organisations ? F. D. : Je souhaite beaucoup de courage et d’aller bien en avant pour une bonne continuation. E. D. : Aimerais-tu ajouter quelque chose ? F. D. : J’aimerais faire mieux pour les voyageurs et par la suite mieux vivre. Merci aux anciens voyageurs qui nous ont permis de lancer nos activités…revenez, il y a toujours des bonnes choses à voir et manger au Sénégal ! Aux futurs voyageurs, bienvenue à l’Auberge Félicité !
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Article paru dans Le Monde du 21 Avril 2007 Zoom Pour y voir clair dans la multitude des propositions, chartes et engagements des professionnels Quelle différence y a-t-il entre tourisme responsable, durable, solidaire ou éthique ? Tourisme humanitaire et tourisme solidaire relèvent-ils de démarches similaires ? Depuis le 16 mars, un label « Tourisme responsable » permet un peu de s'y retrouver. L'apparition de cette manière de « voyager autrement », au même sens qu'acheter autrement » ou « consommer autrement », s'est en quelque sorte officialisée en 1995, lorsque l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) a organisé sa première conférence sur le tourisme durable. Devant la demande pour ce type de séjours où sont privilégiés le contact avec les populations et le respect des ressources locales existe, l'offre des voyagistes laisse souvent perplexe. Comment s'y retrouver ? Existe-t-il des labels ? Où va l'argent ainsi dépensé ? Une récente enquête confirme que cette notion de tourisme responsable reste finalement mal connue, comme le montre une enquête réalisée par l'institut de sondages TNS-Sofres du 9 au 13 mars, à la demande de Voyages-sncf.com et Routard.com. Les résultats ne sont pas à l'avantage de ce type de tourisme. Ils sont assez comparables à ceux de l'enquête menée par l'Union nationale des associations de tourisme et de plein air (UNAT) sur le même sujet à la fin 2004. A l'époque, 28,8 % des personnes interrogées avaient entendu parler de ce type de tourisme. Dans l'enquête TNS, cette catégorie tombe aujourd'hui à 27 % des sondés parmi lesquels 12 % seulement reconnaissent en avoir une bonne connaissance ! Enfin, toujours selon cette enquête, 2 % des personnes interrogées disent avoir « voyagé responsable ». Pour Pascal Languillon, président et fondateur de l'Association française d'écotourisme (AFE) et auteur d'un petit guide intitulé Itinéraires responsables pour le compte de l'éditeur spécialisé Lonely Planet, il y a une notion très importante à retenir : « ll faut cesser de confondre tourisme solidaire et humanitaire. Le principe qui prévaut, c'est qu'il faut passer de bonnes vacances tout en sachant qu'une partie de l'argent qui sera dépense bénéficiera à certains projets des populations locales, ce qui est la définition d'un tourisme solidaire. » Petit à petit, des labels dont les critères sont déterminés par la profession et agréés par l'Afnor, commencent à sortir. Le dernier en date est celui obtenu par Agir pour un tourisme responsable (ATR). Yves Godeau, fondateur et président de cette association et ancien PDG de Club Aventure s'en félicitè, mais il reconnaît que les démarches sont longues. « Tous les labels sont encadrés par le code de la consommation, explique-t-il. Ils doivent être élaborés en collaboration avec un organisme certificateur - du type Afaq/Afnor, Ecocert ou Flo - avant d'être examinés par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) avant d'être publiés au Journal officiel. » L'Association du tourisme équitable et solidaire (ATES) est sur le point d'obtenir le sien. « Les pouvoirs publics ont un moment essayé de réunir l'ATR et ['ATES au sem d'un même label, maîs cela a échoué », déplore Yves Godeau, pour qui « un seul et même label pour toute une profession aurait eu une meilleure visibilité ». En France, plusieurs associations se sont lancées dans l'organisation de ce type de voyages, avec des ambitions et des systèmes différents C'est par exemple le cas de l'Association du tourisme équitable et solidaire (ATES) ou d'Agir pour un tourisme responsable (ATR) qui regroupe une dizaine de voyagistes spécialisés dans le tourisme d'aventure et de marche a pied Voyages Développement Solidarité, elle, se charge d'assurer la liaison avec des ONG qui oeuvrent dans certains pays et assurent la prise en charge d'éventuels touristes. L'Association française d'écotourisme (AFE), créée en 2005 afin de diffuser le concept d'écotourisme en France, se propose d'accompagner le développement de projets et la mise en place de stratégies de territoire liées au tourisme durable Une preuve que cette activité ne se situe pas toujours dans le cadre des relations Nord-Sud. « Ces associations peuvent utilement donner des conseils aux futurs voyageurs, note M Languillon Car trouver ce type de voyages dans une agence classique est quasiment impossible A moins de se tourner vers un voyagiste spécialisé dans l'aventure ou le voyage à pied ». Deux questions reviennent souvent à propos du tounsme durable La première concerne les tanfs • est-il plus cher de voyager solidaire ? La réponse de Pascal Languillon est nuancée « Si l'on compare le voyage solidaire à un produit de masse "tout compris" comme ce que proposent de grands voyagistes à Cancun au Mexique ouen Republique dominicaine, c'est plus cher, estime M Languillon En revanche, à destination et à catégorie d'hébergement égales, il n'y a pas de différence de prix entre les deux types de tourisme ». Les adeptes de ce type de vacances insistent aussi sur le fait qu'elles ne sont pas réservées aux aventuriers adeptes d'un confort Spartiate. Il existe, en effet, des structures d'accueil haut de gamme qui peuvent même accueillir des familles avec enfants. La seconde question porte sur l'utilisation de l'argent déboursé par le touriste solidaire « Il faut encourager les voyageurs à questionner leurs hôtes, pas forcément en leur parlant finances, mais les faire parler sur révolution des projets, par exemple », explique M Languillon. Pour Marianne Didierjean, responsable du département Voyager autrement, une structure spécialisée dans le tourisme solidaire au sein de l'opérateur associatif Vacances bleues et qui a travaillé pendant huit ans dans des actions de développement, l'objectif est de promouvoir les pays du tiers-monde tout en faisant redécouvrir le sens du voyage et la notion perdue du lien d'échange « Le point de départ, c'est le tourisme, le développement n'intervient qu'après», explique Mme Didierjean. Sur le plan local, Vacances bleues ne finance pas de projets spécifiques, maîs elle reverse l % du chiffre d'affaires de cette activité à des associations à Madagascar, au Pérou ou au Vietnam Les sommes versées sont faibles elles avoisment au total 10000 euros par an. « Voyager autrement » revendique 500 clients par an à comparer aux 80000 qui voyagent avec Vacances bleues. Ces voyageurs, pour la plupart, sont enseignants, retraités, occupent une profession libérale et surtout ils cherchent à « ne plus voyager comme ils le faisaient avant ». Conscients de l'impact positif que cela peut avoir pour leur image, les grands opérateurs n'ont pas voulu laisser le monopole du tourisme solidaire aux seules associations Ce qui laisse leurs responsables sceptiques Pascal Languillon salue la démarche des opérateurs, mais déplore qu'ils n'aient pas davantage de projets, compte tenu des moyens dont ils disposent par rapport aux petites structures « Ils peuvent ainsi se donner bonne conscience en finançant des micro projets », lance- t-il. François Bostnavaron
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