ECOSEN, une aure façon de voyager...
     

Tag: GIE NQEL JAB

26.10.2009 07:16:48
Ecosen DJaM

ECOSEN DJaM : Peux-tu te présenter ?

Yadwane Ngom : Je m’appelle Yadewane Ngom et je suis né le 4 août 1952.
Le commissaire aux comptes s’appelle Cheikh Diouf et est né le 13 mars 1946.

E. D. : Depuis quand fais-tu parti du GIE ?

Y. N. : Avec le commissaire aux comptes, nous faisons parti du NQEL JAB depuis 2002.
Au début, le groupement avait été créé pour les jeunes (n.b : les Jeunes Architectes du Bien (JAB)). Puis, il a été élargi au niveau du village puis des quartiers de la communauté villageoise.

E. D. : Quel est ton rôle ? A-t-il toujours été le même ?

Y. N. : Je suis Trésorier Général depuis 2002 : j’ai été nommé car j’avais déjà eu des expériences de trésorier par le passé.
En 1976, à la fin de mes études, j’ai été trésorier d’un club. En 1982, j’avais été trésorier d’une association dans le village ; en 1989 puis 1998, dans le cadre d’un projet DJIG-JAM, j’ai reçu une nouvelle formation de trésorier.
Cheikh Diouf a également été nommé par la majorité des membres en 2002 comme commissaire aux comptes général du groupement. Il participe à la gestion de l’argent, les entrées et les sorties, du NQEL JAB.
Tous les ans, nous demandons à chacun son opinion sur les personnes nommées. Depuis 2002, nous avons tous les deux été approuvés.

E. D. : En quoi consiste-t-il ?

Y. N. : Je suis responsable de la gestion de l’argent et des relations avec la banque.
Nous avons ouvert un compte au Crédit Mutuel en 2001 et un prêt de 300 000 F CFA nous avait été accordé, grâce à l’épargne que nous avions réalisée. Chaque groupe avait fait une participation mensuelle pour cette épargne.
En tant que trésorier, j’effectue les remboursements auprès de la banque : tel mois, échéance de tel crédit. J’informe les groupes à l’avance : « je suis le messager entre la banque et les groupes. »
Je contrôle aussi la gestion de l’argent de chaque groupe du NQEL JAB. Chaque mois, je fais le tour d’un groupe. Après cette visite, je passe chez le commissaire aux comptes pour faire connaître la marche du groupe.
Chaque groupe gère son propre compte et en tant que trésorier, je gère le compte général du groupement, et, je contrôle le Trésorier de chaque groupe.
Le commissaire aux comptes contrôle mon travail et je lui rends toujours des comptes sur mes démarches et actions.

E. D. : Comment sont gérés les comptes du GIE ?

Y. N. : Nous faisons des réunions groupe par groupe pour savoir comment prêter l’argent. Le groupe décide à quels membres doit être prêté l’argent.
Les emprunts dépendent de l’activité et des remboursements précédents. Ensuite, on distribue l’argent par groupe.
En 2002, il y avait un seul groupe. Aujourd’hui, nous avons environ 400 membres : nous avons donc décentralisé la gestion et appliqué la démarche du grand groupe aux petits groupes. (Président + trésorier)
Chaque fois que le Trésorier Général va voir les groupes, il contrôle les comptes tenus par le trésorier du groupe dans le petit livret de la banque (propre au groupe) tout en les conseillant sur l’épargne et les dépenses.
Après, le Trésorier général fait un compte-rendu de tous les livrets au commissaire aux comptes. Chaque groupe peut se tourner vers celui-ci pour lui demander son avis (Cheikh Diouf est le doyen : il est plus âgé que le trésorier, donc plus écouté.).
Au moment de remettre l’argent d’un emprunt, le Trésorier convoque groupe par groupe : il fait venir le commissaire aux comptes, 2 responsables de chaque groupe (le président et le trésorier) et des personnes ressources comme le Chef du Village. Nous avons ensuite une discussion ensemble sur la démarche des groupes sur l’année passée, ceux qui ont payé à échéance, avant, en retard. Nous faisons ensuite une synthèse des groupes puis nous discutons des actions à prendre par rapport à l’emprunt : diminuer ou augmenter les sommes par personne en fonction de l’année passée.
Par exemple, le groupe de la concession n’a pas cessé d’augmenter ses montants d’emprunts car il a toujours remboursé à échéance. Son premier prêt était de 200 000 F CFA, son deuxième de 300 000 F CFA et cette année, ils ont pu faire un emprunt de 1 500 000 F CFA.

Certains groupes commencent à pouvoir faire leurs emprunts eux-mêmes car ils ont atteint un certain montant d’épargne. Il y en a 5 exactement:
1. le groupe de Nidiaganiao Ndef Leng qui fait du petit commerce
2. le groupe du poulailler Mbind Niar
3. le groupe des femmes Mbind Niar femmes
4. le groupe Poudaye qui fait de l’embouche Bovine
5. le groupe Khodjilème qui fait également de l’embouche bovine
Mais, même pour ces groupes, le Trésorier doit donner son avis à la banque pour qu’ils puissent faire un emprunt. Après, seulement, la banque et le groupe travaillent ensemble

E. D. : Quelles sont les principales difficultés que tu rencontres au quotidien ?

Les déplacements sont très difficiles car certains groupes sont à 2 ou 4 kilomètres et quand je leur rends visite, je dois y passer la nuit.
Les moyens de communication sont mon principal problème dans mon travail. J’ai le temps de le faire, il me manque juste les moyens car je suis seul pour tous les groupes et les déplacements à la banque qui se trouve à Ndiaganiao.
Pour chaque livret, quand un groupe veut en faire un nouveau, je dois aller à la banque pour le faire car les groupes ne peuvent pas le faire tout seul. Au niveau du NQEL JAB dans son ensemble, certains groupes sont un peu en difficultés car ils manquent d’organisation. Actuellement, c’est moins difficile qu’au début.
Une autre principale difficulté est l’épargne : nous demandons à chaque membre de cotiser 100 F CFA par semaine pour sa part personnelle pour constituer l’épargne du groupe : celle-ci est ensuite reversée sur le livret du groupe. Il est parfois difficile de verser cette participation tous les mois.
Les prêts sont accordés selon le capital d’épargne, le problème est donc d’avoir le capital.

E. D. : Quelles sont les principaux changements que tu as pu remarquer depuis la création du GIE ?

Y. N. : Il y a eu beaucoup de changements.

La collaboration de Julien nous a beaucoup soutenus : sans lui, le groupe ne pourrait pas avoir ce niveau. Il a apporté des classeurs qui sont des outils de gestion pour chaque groupe : ils nous permettent de voir chaque mois où le groupe en est et également d’avoir une transparence sur nos activités.
Un autre changement depuis la création du NQEL JAB se trouve au niveau du capital pour l’épargne: au début, il n’était pas supérieur à 100 000 F CFA et aujourd’hui, il est évalué à quelques millions de F CFA.
Certains groupes ont commencé à faire leur propre prêt car ils ont beaucoup travaillé. Au début, aucun groupe ne pouvait faire un prêt lui même : seul le groupe général était autorisé.
Ici, au Sénégal, dans un village sans organisation, c’est difficile. Il faut s’organiser pour travailler dans la transparence et utiliser l’infrastructure villageoise.
Grâce au NQEL JAB, nous avons pu construire des greniers à mil. Une année, la saison a été catastrophique : les crickets ont tout ravagé. Suite à cela, Julien nous a donné l’impulsion pour construire ces greniers.
Enfin, nous avons plus à manger pour tout le monde. Ici, l’activité principale est l’agriculture.
Mais, quand l’hivernage est terminé, il n’y a pas d’activité. Grâce au GIE, les habitants ont développé des nouvelles activités qui donnent des revenus supplémentaires.

E. D. : Trouves-tu cette évolution positive ?

Y. N. : Le GIE NQEL JAB a pris une bonne orientation.
On a commencé par diviser le groupe général en petits groupes, qui dépendent du grand groupe. A partir de là, les gens se sont organisés et cela est devenu plus facile.
Actuellement, certains groupes dépendent encore du grand groupe mais d’autres sont devenus indépendants.

E. D. : Que penses-tu d’ECOSEN et de son partenariat avec le GIE NQEL JAB ? Trouves-tu que la venue de voyageurs au village est favorable pour le développement du village ?

Y. N. : Depuis que nous avons commencé à travailler avec ECOSEN, l’organisation de nos groupes s’est améliorée.
Quand des voyageurs viennent, une répartition équitable de la contribution solidaire des voyageurs est versée au GIE NQEL JAB.
ECOSEN est un très bon partenaire. Grâce à lui le GIE NQEL JAB bénéficie d’une activité économique rentable et pérenne, ce qui nous permet de progresser et d’avoir d’autres projets de développement.
La venue des voyageurs est favorable pour le développement du village : si on pouvait, chaque semaine, on accueillerait des voyageurs avec joie. En plus, c’est l’occasion d’un échange. Il y a des beaux moments : par exemple, une fois, un couple de belges est venu avec leur enfant : au début, il pleurait. Puis, avec les manifestations organisées au cours de la journée, l’enfant ne voulait plus partir.
C’est aussi un échange culturel : par exemple, les personnes du village n’avaient jamais vu danser des européens avant.

E. D. : Que souhaites-tu pour le futur du GIE NQEL JAB et d’ECOSEN?

Nous souhaitons travailler main dans la main et aller le plus loin possible. ECOSEN est notre partenaire privilégié et nous souhaitons que cela dure. Nous ne cherchons pas d’autres partenaires, celui-ci marche très bien.

Propos Recueillis par Natacha Bordier.


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26.10.2009 07:11:52
Ecosen DJaM

ECOSEN DJaM : Peux-tu te présenter ?

Khangel Ngom : Je m’appelle Khangel Ngom.

E. D. : De quel groupe fais-tu parti ? Depuis quand fais-tu parti du GIE ?

K. N. : Je fais parti du groupe Mbin Niar. J’ai rejoint le GIE NQEL JAB en 2000. Avant, je faisais des travaux saisonniers à Mbour et à Dakar (laver le linge, aide-ménagère…), comme le font les jeunes aujourd’hui.

E. D. : Peux-tu me décrire tes activités dans ton groupe ?

K. N. : Au début, j’ai acheté des arachides, des haricots, du mil et quelques fois du petit bétail pour faire du commerce. Aujourd’hui, je m’occupe d’un poulailler et je fais du petit commerce à côté.

E. D. : Quel est ton rôle au sein de ton groupe ? En quoi consiste-t-il ?

K. N. : Depuis mars 2008, je m’occupe de gérer un poulailler qui a démarré en octobre. (n.b : il y a 3 poulaillers). La gestion du poulailler est un travail bénévole.
Je suis cogérante et nous alternons avec l’autre cogérante les productions. Notre projet s’appelle « Kokoriko ». Les autres du groupe m’ont choisie car elles ont confiance en moi.
Au début, c’est le trésorier Yadwane qui s’occupait de la gestion : il nous a formées avec la cogérante de mon poulailler pour que nous puissions nous en occuper nous-mêmes.
Pour gérer le poulailler, il faut se lever la nuit, mettre les aliments, l’eau, nettoyer l’endroit, surveiller l’élevage, allumer les lampes à gaz la nuit…

Nous gérons le poulailler et la vente en collaboration avec Yadwane. L’objectif est d’être autonome quand nous maîtriserons la gestion.

E. D. : Depuis que vous avez commencé le poulailler, l’activité a-t-elle augmenté ? Avez-vous plus de volailles ?

K. N. : Depuis que nous avons commencé, l’activité a augmenté : en octobre 2008, nous avions 78 poulets et aujourd’hui, nous en avons 100.

E. D. : Comment assurez-vous la vente de votre production ?

K. N. : De temps en temps, nous les vendons au marché, d’autres fois, ce sont des gens qui viennent au village qui achètent. Nous avons actuellement eu un début de partenariat avec la mission catholique Marie Médiatrice qui nous a acheté notre dernière production.

E. D. : Quelles sont les principales difficultés que tu rencontres au quotidien ?

K. N. : La vente des poulets n’est pas toujours facile car nous n’avons pas d’acheteur fixe.
Les aliments et le gaz coûtent cher. C’est pour cela que nous parlons d’énergie solaire.

E. D. : Qu’est ce que cette activité t’apporte ?

K. N. : Avant le poulailler, il y avait ECOSEN et le microcrédit pour faire du petit commerce.
Maintenant, tous les deux mois, je gagne quelque chose en plus. L’argent gagné par les poules est divisé en deux parties :
-une partie pour le compte aviculture du NQEL JAB
-une partie pour le compte personnel de la gérante : un livret pour mon compte personnel a été ouvert et je dois le gérer (achat nourritures poules,…)
En plus, maintenant, quand des voyageurs viendront, nous pourrons leur préparer des poulets de la concession.

E. D. : Quelles sont les principaux changements que tu as pu remarquer depuis la création du GIE ?

K. N. : Ca a changé : la pauvreté a diminué. Le microcrédit permet d’avoir de l’argent sans aller faire les travaux saisonniers en ville.
Pendant l’hivernage, il y a trop de maladies chez les enfants : ce que nous gagnons permet de payer des médicaments, du matériel scolaire et des habits.
Le plus difficile reste les périodes d’hivernage : nous aimerions être aidés pour les enfants.

E. D. : Que penses-tu d’ECOSEN et de son partenariat avec le GIE NQEL JAB ?

K. N. : J’en pense du bien et de la paix : j’espère que ce partenariat ira de l’avant.
J’espère que grâce à ECOSEN, on nous apportera des moyens et des connaissances pour faire diminuer la misère.

E. D. : Trouves-tu que la venue de voyageurs au village est favorable au développement du village ?
Je suis contente : la venue des voyageurs permet aux membres de se retrouver : je n’y crois même pas, c’est trop beau.
Je prie pour qu’ils viennent et repartent dans la paix.

E. D. : Que pouvez-vous souhaiter pour l’avenir de nos organisations ?

K. N. : Je demande et souhaite la santé, la paix et une longue vie, que la richesse et la chance augmentent pour nos deux organisations.

Propos Recueillis par Natacha Bordier.


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22.10.2009 09:28:26
Ecosen DJaM

ECOSEN DJaM : Comment t’appelles-tu ?

Seynabou Ndong : Je m’appelle Seynabou Ndong.

E. D. : Depuis quand fais-tu parti du GIE ? De quel groupe fais-tu parti ?

S. N. : Je fais parti du NQEL JAB depuis sa création et je suis présidente du NQEL JAB/ mBin Niar depuis 2005.

Tourisme solidaire au Sénégal

E. D. : Comment a été créé ton groupe ? Comment avez-vous pu commencer vos activités ?

S. N. : Avant 1999 (création du GIE), je faisais du petit commerce de henné avec mon mari. Au début, avec d’autres femmes, nous avons cotisé 100 F par semaine. Grâce à ces cotisations, nous avons formé le groupe et nous avons eu un livret.
Nous avons commencé par des activités de petit commerce et d’embouche. Nous avons fait une fois du maraichage (tomates et oignons) mais nous avons du arrêter à cause de manque d’eau, d’argent et de clôtures (pour empêcher les animaux de manger les récoltes).

E. D. : Peux-tu me décrire les activités de ton groupe ?

S. N. : Actuellement, je m’occupe du poulailler. Grâce au microcrédit, avec les autres femmes, nous achetons aussi du bétail et des marchandises que nous revendons.
Nous sommes aujourd’hui environ 40 membres dans le groupe.
Nous avons aussi écoulé deux productions de volailles depuis la création du poulailler.

Tourisme solidaire au Sénégal

E. D. : Quel est ton rôle au sein de ton groupe ? En quoi consiste-t-il ?

S. N. : J’ai été élue présidente de notre groupe en 2005. Mon rôle consiste de faire savoir et rappeler aux autres membres que l’argent c’est celui de la banque et que quand tu le prends, il faut savoir le rembourser.
Je contrôle les autres et je les incite à participer activement au groupe en montrant les avantages.
Je les appelle aussi pour le recouvrement (les remboursements) et essaie de leur montrer l’importance et les changements que le groupe apporte (surtout au niveau du recouvrement).

E. D. : Quelles sont les principales difficultés que tu rencontres au quotidien ?

S. N. : Le principal problème est l’eau : nous avons nos propres terres mais nous n’avons pas de canaux hydrauliques pour amener l’eau. Sinon, toutes les femmes ici pourraient faire du maraichage.
Un autre problème que nous rencontrons est l‘éclairage : le pétrole et la bougie coûtent chers. L’éclairage avec le soleil serait une bonne chose pour nous.
Un moulin à mil nous permettrait également de faciliter notre travail quotidien : le mil est un travail très difficile : chaque semaine, chaque carré de famille doit piler le mil et ce sont les femmes qui le font. Il faut le piler à 3 reprises pour avoir du bon mil et le faire en quantité suffisante pour la semaine. Une machine pourrait faire de 100 à 200 kilos de mile par semaine.

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E. D. : J’ai entendu que vous aviez gagné un prix, peux-tu me raconter quel prix et pourquoi ?

S. N. : Nous avons gagné un prix au Crédit Mutuel de Ndiaganiao car la banque a vu que nous étions sérieuses.
En récompense, nous avons été invitées et sommes parties assister à la fête des 20 ans du Crédit Mutuel à Dakar.
Nous avons également pu faire un crédit grâce à une convention. Ce crédit autorisé grâce au prix pouvait être supérieur à celui que nous pouvons normalement faire avec notre capital.
Nous avons signé cette convention qui nous a permis d’avoir un crédit d’1,5 millions de Francs CFA.

E. D. : Qu’est que cela vous a apporté ?

S. N. : Avec cet argent, nous avons décidé ensemble de faire du petit commerce et de l’embouche.
Le petit commerce, l’embouche et le maraichage sont les activités qui fonctionnent le plus.

E. D. : Quelles sont les principaux changements que tu as pu remarquer depuis la création du GIE ?

S. N. : Cela a beaucoup changé, car, à part les travaux pendant la période d’hivernage, nous n’avions pas d’activités le restant de l’année.
Ma vie est mieux maintenant, pour les autres aussi : nous avons plus d’activité, donc plus de revenu, donc plus à manger.
A côté de nos activités de microcrédit et de poulailler, nous avons aussi le projet d’accueil des voyageurs ECOSEN.
Nous avons aussi pu avoir des greniers à mil grâce à de l’argent envoyé par le groupe Teranga. Cet argent a ensuite été distribué pour que chaque groupe créé un endroit pour stocker le mil avec un gérant. Nous avons acheté du mil, puis attendu pour le revendre plus cher.

Tourisme solidaire au Sénégal

E. D. : Que penses-tu d’ECOSEN et de son partenariat avec le GIE NQEL JAB ?

S. N. : Je pense que ce partenariat est une bonne chose. Nous souhaitons que cela aille loin.
Nous attendons une aide concrète dans nos difficultés quotidiennes (eau, mil, argent…), quelque chose de concret de la part d’ECOSEN.

E. D. : Trouves-tu que la venue de voyageurs au village est favorable pour le développement du village ?

S. N. : Nous sommes content de la visite des voyageurs et qui sont des gens qui s’intéressent à nous. Je crois que c’est un moyen de développement pour le village.
Pour améliorer notre accueil, nous aurions besoin de matériel ménager (marmite, bol, chaise, bâche…), du matériel de musique et des chaises, car nous sommes obligés de louer cela pour chaque manifestation. (ex : une chaise = 100 F CFA)
Nous ne considérons pas les voyageurs comme des touristes mais comme des gens de la famille. Nous voudrions habiller chaque femme qui vient ici correctement mais notre caisse ne nous le permet pas.

E. D. : Que pouvez-vous souhaitez pour l’avenir de nos organisations ?

S. N. : Je prie pour que Dieu préserve l’unité de nos deux organisations.

 


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22.10.2009 05:05:27
Ecosen DJaM

A l‛occasion de la fête de la Tabaski, Samba Gnane, le président du GIE NQEL JAB a interviewé un membre du GIE... Ali Niane du Groupe de travail Keynaak - le groupe des jeunes bergers... Pour la petite dédicace, nous souhaitons à “Jeff‛ on the Mix”, le fidèle cheval d‘Ali, une bonne saison sèche...

- Comment t‛appelles tu ?

- Je m‛appelle Ali Niane.

- Depuis quand es tu membre de Nqel Jab ?

- Je suis membre fondateur de Nqel Jab. Je fais partie de ceux qui l‛ont créé à Thiémane en 1999 et qui ont planté l‛arbre qui symbolise notre union en ces lieux. Cette année nous avions fait du maraîchage.

- Quelque chose a-t-il changé depuis lors dans la vie au village ?

- Oui parce que moi je n‛ai jamais été à la banque avant Nqel. Les gens confiaient leur argent à des commerçants qui travaillaient avec cet argent. Aujourd‛hui, grâce à Nqel Jab, tout le monde connaît la banque.

- As tu un compte particulier ?

- Non, mais nous avons un compte collectif, celui de Keynaak.

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- Combien êtes vous à Keynaak ?

-Nous sommes plus de vingt mais les membres qui cotisent régulièrement ont diminué.

- Qu‛est-ce qui explique cela ?

- Je crois qu‛il y a le manque d‛argent. sincèrement ce n‛est pas facile de cotiser 100F chaque semaine alors qu‛on ne travaille pas.

- Nqel jab a-t-il changé quelque chose ?

- Pour moi oui. cette année par exemple, j‛ai l‛argent que ma mère, ma femme, mes deux soeurs et ma cousine avaient reçu du prêt octroyé aux femmes du groupe Mbin Niar, chacune avait 50 000F. J‛ai acheté des moutons avec l‛argent au mois de août. Ensuite j‛ai fait un prêt de 100 000F avec Keynaak et j‛ai emprunté 200 000F avec le compte principal de Nqel Jab. Au total j‛avais 6 moutons dont le plus cher avait coûté 80 000F (c‛est celui que l‛on appelait Julien à cause de sa taille élancé… je l‛ai revendu à 250 000F)…En tout et pour tout dans cette opération tabaski la recette des ventes fait 937 000F…

- Qu‛est-ce que tu attends encore de Nqel et de nos partenaires d‛ECOSEN ?

- Ce que j‛attends, du travail ici même au village, et de l‛argent pour gagner des millions comme le font d‛autres éleveurs du pays et ailleurs.

- Merci


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22.10.2009 05:01:22
Ecosen DJaM

L'Organisation villageoise sénégalaise Nqel Jab (lire “Ngel Djab”), que nous appelons encore Concertation des Jeunes Architectes du Bien aura 10 ans le 30 septembre 2009. Notre ennemi collectif au village est encore là : le mal sous les visages du chômage, de la précarité des activités économiques (agriculture et élevage traditionnels) dépendant d'une nature devenue imprévisible

Mais quelque chose est en train de changer au village et positivement : les Architectes du Bien de Nqel Jab sont convaincus maintenant par les faits, que s'ils se regroupent, travaillent et épargnent collectivement au niveau des institutions financières de la Place malgré la modestie de leurs revenus individuels, ils pourraient bénéficier de prêts pour réaliser des projets économiquement rentables.

Nous sommes aussi convaincus qu'ils nous faut s'inscrire dans de nouveaux types d'activités économiques moins conditionnées par la nature : à l'image du projet ECOSEN que nous avons contribué à lancer, grâce à celui-ci la culture traditionnelle et la créativité locale sont encouragés, et permet dans le même temps aux membres de Nqel Jab de bénéficier d'un apport de fonds régulier et utile à leurs ambitions.

L'aviculture est une activité économique rentable à la portée de l'expertise de nos membres qui viennent de mettre leurs premiers poulets de chair sur le marché local avec une première expérience bien réussie grâce à des fonds venus d'Architectes du Bien vivant en Belgique.

Avec les Architectes du Bien, c'est un nouveau monde qui commence... Un monde d'abondance, de justice,de liberté et de paix...

A bientôt

Samba Gnane
Président du GIE NQEL JAB
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