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Micro Crédit

C'est en 2006 que l'organisation ECOSEN signe son accord de partenariat avec le GIE NQEL JAB, afin de soutenir ses activités de micro crédit et de mener à bien ses projets de développement économique. 

 

 

Mais qu'est-ce que le Micro Crédit ?

Et que fera le GIE NQEL JAB de votre contribution financière ?

 

 

Histoire :

 

Le GIE NQEL JAB (lire « nguel djab ») à l’origine s’est doté d’un compte en banque alimenté par des fonds privés à hauteur de 100 000 F CFA, soit environ 150 €. De fil en aiguille, et à mesure que le groupement a pratiqué le micro crédits, tout en faisant payer un taux d’intérêt supérieur à ses souscripteurs, le compte s’est vu doté d’un capital plus important, qui aujourd’hui se situe au alentour de 700 000 F CFA, soit environ 1050 €.

 

Rappel :

 

Rappelons que le micro crédit est une mesure économique qui vise à fournir un crédit aux personnes n’y n’ayant pas accès. Selon de dernier rapport de l’ONU, plus d’un milliard de personnes n’ont aujourd’hui aucun accès aux services bancaires, l’année 2005 a d’ailleurs été décrétée « année du micro financement et du micro crédit », par l’ONU, qui a d’ailleurs fais une proposition pour inscrire l’accès au service bancaire dans la charte des droits de l’homme.

Il faut aussi savoir que de nombreuses initiatives de micro crédits ont déjà vu le jour, de la part d’association, d’organisations ou encore de banques privées.

 

Un exemple de société privée : l’IMI, Internationale Micro Investitionen AG, basé à Francfort en Allemagne, qui gère aujourd’hui un porte feuille de Presque 900 Millions d’€ à destination de plus de 430 000 clients répartis dans 19 pays à travers le monde, mais cela à un coût et seuls les zones urbaines y ont accès, de plus le problème du non remboursement demeure, en tant que société privé l’IMI ne peut renouveler un micro crédit à une personne qui n’a pas rembourser, même si celle-ci possède des raisons valables, qui souvent sont liées à la pauvreté.

 

Condition d’accès :

 

En effet pour accéder à un crédit, il faut soit un capital de garantie suffisant sur un compte en banque, soit une personne caution, qui assure à la banque de pouvoir se faire rembourser l’argent qu’elle prête. Or ses paysans et commerçantes ne possèdent ni garanties financières, ni personne caution, ni même de compte en banque.

 

Le travail du GIE :

 

NQEL JAB est un lien entre l’institution bancaire et les habitants, il se charge de faire l’emprunt auprès des institutions bancaires, répertorie les crédits effectués par concession, l’équivalent de la maison européenne, et se charge de récolter l’argent des micro crédits, et de rembourser l’emprunt auprès des institutions bancaires.

 

Exemple pratique :

 

Dans ses concessions il peut y avoir, par exemple, un homme, ses deux femmes, ses 3 enfants et un neveu de l’homme, qui l’aide pour les travaux des champs. Cette concession aura donc droit à 7 micro-crédits, à condition que tous soient adhérents.

 

Le dernier micro crédit s’élevait à 5000 F CFA, soit 7,62 € par personne, cette même concession a donc le droit à 35 000 F CFA de micro crédit, soit environ 52,5 €. Au terme de l’échéance la famille devra rembourser une somme un peu supérieur de manière à pouvoir prétendre au prochain crédit. C'est-à-dire 6000 F CFA par personne, soit environ 9,15 € par personne, soit 64,02 €.

 

Taux d’intérêt :

 

Le taux d’intérêt pratiqué est donc de 21,94 %, taux d’intérêt bien supérieur au taux en vigueur en Europe. Pourquoi ?

 

Tout d’abord le taux d’inflation en Afrique est assez important, le taux appliqué par la banque auquel s’adresse NQEL JAB est de 13 %, auquel s’ajoute un taux d’intérêt pratiqué parle GIE, qui s’élève donc à environ 8 ou 9 points supplémentaires.

 

Ce taux d’intérêt supplémentaires appliqués par NQEL JAB a deux fondements.

Tout d’abord comme on a pus le constater précédemment cela a permis à NQEL JAB de se doter d’un capital de garantie supérieur au fur et à mesure que les prêts ont été remboursés.

Deuxièmement lorsqu’on lance ce genre de micro crédits auprès des familles les plus pauvres d’Afrique, car vivant à la campagne, il n’y a aucune garantie de remboursement, et le cas échéant, comment aurait pus faire NQEL JAB pour surmonter les non remboursements et continuer son action…

 

Règle de base :

 

En effet, ce système ne peut fonctionner que si les ayants droits jouent parfaitement le jeu, et qu’ils remboursent les crédits qu’ils ont effectués, or il peut se trouver que pour des raisons diverses et variées, ils ne puissent pas rembourser, par exemple à cause du famine (responsable de la majeure partie des non-paiements), à cause d’une cérémonie funéraires ou d’une personnes que l’on doit soigner dans la famille.

 

Le GIE NQEL JAB s’est donc doté d’un organe de règlements des non-paiements, capable de déterminer la responsabilité des personnes ainsi que les externalités négatives survenus lors de ces cas particuliers.

 

Perspectives :

 

L’objectif de l’organisation ECOSEN est de permettre la croissance du capital de garantie, mais aussi de permettre de baisser les taux d’intérêts des micro crédits effectués.

 

 

 
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