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Principes : L’objectif principal de l’organisation ECOSEN est de pouvoir apporter une aide financière au lancement de projets de développement mené par le GIE NQEL JAB dans les villages de Loumatyr et de Kone. Ces projets requièrent ainsi plusieurs critères avant de voir le jour. Ils doivent tout d’abord s’inscrire dans une perspective de développement durable, tant sur le point environnemental, qu’au niveau de la stabilité des structures mises en place. Ces projets doivent être rentables et enfin la population doit être capable de les gérer, de manière à voir ces projets fonctionner en toute autonomie, d’un point de vue économique ou encore social. Rappelons ce proverbe dont on ne connaît plus la provenance : « Au lieu de me donner toujours du poisson, apprend moi plutôt à pécher… ». La raison principale de cette action est la volonté d’apporter les moyens d’investir pour un futur meilleur, effectivement ce ne sont pas les débouchés ou les opportunités économiques qui manquent en Afrique, mais ce sont bien les moyens de l’investissement qui ne sont pas présents, or ayant constater l’absence récurrente et structurelle de la présence de l’Etat dans leurs villages, les habitants ont pris conscience que seule leur organisation et leur solidarité payeront, et pour que cette initiative porte ses fruits ils ont besoins dans un premier temps d’un support extérieur. Déjà soutenu par l’Association Teranga, qui apporte soutien financier, logistique et managérial, le GIE NQEL JAB a exaucé le souhait de partager son expérience avec les personnes contribuant son développement. C’est ainsi que l’organisation ECOSEN a vu le jour, offrant les clés de la découverte et du partage aux touristes souhaitant découvrir les fruits de leur engagement solidaire. Exemple 1 : Le grenier à mil : Cette structure doit permettre de stocker les surplus de production de mil (c’est le céréale cultivé dans les villages) et ainsi assurer l’autosuffisance alimentaire du village. Autosuffisance alimentaire durement mis à l’épreuve lors de la période de la « soudure », période de transition entre la fin des stocks de céréale et la récolte. Le grenier à mil doit aussi permettre d’acheter le mil de villages voisins à faible coût après la récolte, et de le revendre en ville lors de la hausse du prix, durant la période de soudure. En ce qui concerne les villageois, le grenier à mil entant que structure communautaire a aussi pour mission d’acheter le mil à un coût fixe parfois supérieur au prix du marché, puis de le revendre pendant la période de soudure aux villageois à un prix inférieur au marché, de manière à ce qu’il ne ressentent pas la hausse des cours du marché. Les bénéfices du grenier à mil doivent ainsi permettre de rémunérer un gérant et un gardien, et donc de limiter l’exode rural dont souffre le village. Exemple 2 : Un enclos d’embouche bovine : Le projet d’enclos d’embouche bovine, est un projet porteur d’espoir au village, tant sur le point économique que social. En effet le principe de ce projet et de construire un enclos permettant l’élevage de bovin et d’ovin dans un temps court, grâce notamment à la technique de la stabilisation. Ce projet pourrait ainsi créer de nombreux emplois directs et indirects, mais apporterait aussi une structure sécurisante aux paysans des villages concernés, qui pourront y stationner leurs bétails. Qui sont actuellement sous la menace d’éventuels les voleurs de bétails, et qui demande donc une surveillance accrue de la part des éleveurs. Les bénéfices de l’enclos d’embouche bovine, permettront ainsi d’assurer une rentrée d’argent au GIE NQEL JAB, qui pourra être mis au profit d’autres projets de développement économique. Exemple 3 : Une maison des femmes : La maison des femmes constitue elle aussi un projet porteur, tant sur le point culturel, économique et social. La maison des femmes peut ainsi porter de nombreuses activités bénéfiques au développement du village. Qu’il s’agisse de renforcer le lien social dans les villages. Ou encore de permettre aux femmes de répéter les chants et les danses, qu’elles mettent en scène lors de la visite des touristes. La maison des femmes peut aussi leurs permettre de s’aménager un petit atelier de confection, créant emplois et sources de revenu. La maison des femmes sera un endroit permettant l’exposition de diverses informations, comme la prévention contre le Sida, contre le paludisme, ou permettant encore d’informer les femmes sur les divers problèmes sociaux, comme le problème de la mortalité infantile ou encore de la formation nutritionnel et hygiénique. Enfin la maison des femmes permettra d’afficher les photos de l’évolution et des changements opérés au sein du village depuis le début des opérations de développement économique, rappelant à chacun l’importance et les conséquences positives de leur travail. |